De l’eau claire

Ha, que je suis content.

J’ai le cœur un peu plus léger. Et oui, nous allons pouvoir tout simplement pouvoir profiter d’une eau de consommation encore meilleure tout au long de l’année.

En fait nous n’en manquions pas d’eau, grâce au puits et à la pompe à eau (encore électrique par contre mais dont nous ne sommes pas dépendant ) et la situation devrait continuer à nous être favorable, avec une qualité qui normalement est tout à fait correcte.

Le souci est que, lors d’une période de pluie un peu intense ou prolongée, l’eau se trouble à cause de la terre emportée qui se retrouve dans la réserve d’eau. Et ces derniers temps, la force des pluies et les arrêts – reprises du surpresseur nous laissaient voir plus régulièrement qu’avant une eau parfois peu engageante.

Il était donc temps d’envisager l’achat d’un filtre à eau. Mais pas envie d’un système d’alimentation qui nécessite de l’énergie, et pas envie de consommables hyper-chers.

Alors, ok, trouver un filtre répondant au premier critère est plutôt aisé. Mais pour les consommables c’est une autre paire de manches, exit donc les filtres comme le berkey, qui à mes yeux coûte une blinde, ne fut-ce que la cartouche filtrante…

Il faut donc continuer à chercher et là… de clic en clic je suis arrivé sur https://filtre-a-eau-ecologique-par-gravite.blogspot.com/ et c’est finalement là que je me suis décidé à passer commande.

C’est au bout d’une semaine après le règlement et quelques mails échangés avec le vendeur que l’ensemble est arrivé. Les 2 cuves, le couvercle, sa poignée, son robinet et 3 cartouches ( j’ai l’impression qu’il y a une cartouche de trop)

le filtre dans sa boîte

L’ensemble vient d’Inde, et détail amusant, vous avez même le prix conseillé par bougie filtrante indiqué en roupies bien évidement. Mais il n’y a peut-être que moi pour s’amuser de pareil détail ^^.

Annoncé comme étant un 18 litres, le filtre dans sa partie haute accueillera au mieux 7,5 litres. La cuve supérieur fait 21 cm de diamètre interne, et 21,5 cm de haut. La partie basse elle fait 23 cm de haut.

Le tout est revenu avec les frais de port à 98€. Les cartouches sont trouvables pour 66€ frais de port compris pour 6 auprès du même vendeur. On est loin du prix d’une cartouche de type brita et des berkey…

Mais la qualité de la filtration n’est peut-être pas la même: ici c’est une « simple » filtration mécanique à 0.2 microns. Si vous voulez en plus une filtration « chimique » il est possible de rajouter du charbon activé dans la bougie filtrante.

Après avoir installé la poignée et le robinet «plaqué» et donc rendu le kit fonctionnel, il faut passer à la mise en place de la partie filtrante. Alors j’ai procédé comme indiqué sur le site « habitation autonome » à savoir mettre la bougie dans l’eau et amener le tout à ébullition pendant 10 minutes. Une fois fait, un bon rinçage et on fixe le tout.

Pas de soucis, c’est vraiment facile, il suffit d’enlever la vis papillon, la rondelle métallique et un des deux joints. Ha oui, point de vue hygiène prenez le temps de vous laver les mains avant, il en va quand même de la qualité de votre eau de boisson 😉 . ‘fin, bref, revenons donc à l’installation : il faut maintenant passer la partie basse du filtre dans le trou de la partie haute et de viser la vis pour coincer le joint et la rondelle. TADAMMM

Maintenant, yapuka… remplissons la cuve du haut, et laissons l’eau goutter petit à petit dans le réceptacle du bas. Et là, il faut s’armer de patience, de pas mal de patience. À l’issue de la première filtration, l’eau à le goût… de poussière de ciment ^^, c’est normal. Utilisez cette eau comme vous le voulez mais la dégustation n’est pas… très agréable lollll.

l’eau qui va être filtrée, chargée de « sédiments » à cause des pluies des derniers jours

La deuxième filtration elle, vous procurera une eau toute aussi limpide que la première fois mais vraiment buvable, sans arrière goût lié à la céramique.

Info pratique, la bougie fait 22,5 cm hors-tout et le corps se trouvant plongé dans l’eau 19,5 cm, des dimensions peut-être utile en cas de remplacement futur ou de test d’un autre élément filtrant.

Reste maintenant à trouver un emplacement pour cette fontaine de 48 cm… qu’il vous faudra peut-être relever encore avec un socle si vous ne voulez pas la voir au raz de votre meuble avec le robinet qui dépasse.

Ce que je retiens de tout ça…

  • consommable peu onéreux et de longue durée
  • installation facile
  • filtration lente, voire très lente (le lendemain ce n’était pas fini)
  • légère altération du goût je trouve, l’eau est un peu moins « forte »

Ce que je prévois, c’est d’installer une seconde bougie afin d’accélérer le rythme de la filtration. Et en cas d’urgence, pour peu que vous ayez un filtre en stock, 2 récipients de taille semblable pouvant s’emboîter l’un avec l’autre, un trou au fond de l’un d’entre-eux et zou, vous avez un filtre équivalent.

Allez, vais continuer ce qui doit être fait, genre le potager qui a du retard. Au plaisir de vous lire dans les commentaires (ici ou sur le fediverse si le plugin fonctionne…) ce que je ferai avec un bon sirop à la main, fait avec une eau toute fraîche venant d’être encore plus potabilisée :p

Ha et si vous le souhaitez, il y a encore d’autres photos disponibles dans l’album dédié sur http://dans.laroulotte.eu/piwigo/index.php?/category/45

C’est l’heure du bilan d’étape.

Et comment sera ce « chez nous 5 » ? Grand, pour y accueillir du monde, avec du terrain pour les animaux et nos cultures, pas de voisins sous la fenêtre même si nous voulons pas un ermitage, avec de l’eau, pas cher car salaire unique et surtout, SURTOUT on veut un lieu de vie, un lieu à nous, avec de bonnes sensations.

Et oui, afin de savoir comment les choses ont évolué, il faut s’arrêter et de temps à autre faire une observation critique des choses.

Par où commencer? Belgique quittée en partant de la province du Hainaut, arrivée au Cantal , département français de 5726 km² et de 145 969 habitants en 2016… départ qui a eu lieu il y a maintenant 9 ans, enfin le 1er juillet de cette année pour être exact.

Débuts, comment dire, TRÈS compliqués, c’est le moins qu’on puisse dire. Le projet de culture de plantes aromatiques et médicinales en permaculture n’a jamais pu voir le jour, les gens desquels nous nous étions rapprochés à l’époque dans le nord-est du département nous ayant lamentablement plantés au mois de décembre de l’année de notre arrivée, 5 mois après le début de notre changement de cadre de vie que nous voulions plus clément. Et bien non. Quand on n’a pas de parole, on n’a pas de parole, que voulez-vous. Bref, je l’ai mauvaise mais pas envie d’être médisant …

Ensuite, déménagement en urgence, passage devant une médiatrice pour récupérer le matériel qui avait été séquestré. Installation à 4km de là car les 3 enfants étaient tous scolarisés au même endroit et vu que c’était en pleine année scolaire, ma moitié et moi ne souhaitions pas les perturber encore plus.

Par contre, adieu le projet de culture, et bonjour galères financières avec retards de loyer, petits job en black, jobs déclarés avec un patron complètement parano… le tout pendant une bonne année. Comme les choses n’allaient pas en s’arrangeant, nous étions madame et moi prêts à abandonner notre installation cantalienne pour retourner en Belgique en ayant au moins la satisfaction de la tentative menée à son terme mais avec aussi l’amertume de l’échec…

… et là, enfin un espoir, un beau… un poste m’est proposé dans mon champ de compétence après un remplacement, à savoir l’animation et le secteur social et bim…un cdi temps plein est décroché fin mai 2012 alors que la mort dans l’âme nous étions prêts à quitter la France en juillet. Chance !!!!

Le travail se trouve à un peu plus d’une heure de route de la maison mais qu’importe il me faut ce job et franchement j’avais déjà connu pire. Mais comme l’hiver allait venir assez rapidement et que la route empruntée passait par un col à 1400m et un second à peine moins haut… il m’a été très vivement conseillé de me rapprocher. Et c’est ce qui fut fait en octobre ou novembre de la même année, amenant avec moi le grand qui commençait le collège. Comme vous est sagaces, vous aurez calculé que toute la petite troupe se retrouve une nouvelle fois sur les routes avec ses bagages pour la 3ème fois en 2 ans à peine. Ça, c’est lourd.

Mais c’est pour « la bonne cause », enfin la moins mauvaise de l’époque, car comme le boulot sera moins loin, on louera un petit quelque-chose, on y gagnera en carburant le 1/3 du loyer et au moins on se sentira un peu plus présent à notre vie de cantalous immigrés.

Une fois sur place, dans nos têtes d’adultes responsables (hem *sifflote*) de la troupe de fous furieux, traîne toujours une envie de vivre les choses autrement. Et c’est posément que nous affinons notre projet de vie en fonction des évènements de ces 2 dernières années. La conclusion ? Nous ne bougerons plus avant d’avoir trouvé notre « chez nous 5 » définitif.

Et comment sera ce « chez nous 5 » ? Grand, pour y accueillir du monde, avec du terrain pour les animaux et nos cultures, pas de voisins sous la fenêtre même si nous voulons pas un ermitage, avec de l’eau, pas cher car salaire unique et surtout, SURTOUT on veut un lieu de vie, un lieu à nous, avec de bonnes sensations.

Et devinez quoi ? … va falloir revenir pour lire la suite ^^