C’est l’heure du bilan d’étape.

Et comment sera ce « chez nous 5 » ? Grand, pour y accueillir du monde, avec du terrain pour les animaux et nos cultures, pas de voisins sous la fenêtre même si nous voulons pas un ermitage, avec de l’eau, pas cher car salaire unique et surtout, SURTOUT on veut un lieu de vie, un lieu à nous, avec de bonnes sensations.

Et oui, afin de savoir comment les choses ont évolué, il faut s’arrêter et de temps à autre faire une observation critique des choses.

Par où commencer? Belgique quittée en partant de la province du Hainaut, arrivée au Cantal , département français de 5726 km² et de 145 969 habitants en 2016… départ qui a eu lieu il y a maintenant 9 ans, enfin le 1er juillet de cette année pour être exact.

Débuts, comment dire, TRÈS compliqués, c’est le moins qu’on puisse dire. Le projet de culture de plantes aromatiques et médicinales en permaculture n’a jamais pu voir le jour, les gens desquels nous nous étions rapprochés à l’époque dans le nord-est du département nous ayant lamentablement plantés au mois de décembre de l’année de notre arrivée, 5 mois après le début de notre changement de cadre de vie que nous voulions plus clément. Et bien non. Quand on n’a pas de parole, on n’a pas de parole, que voulez-vous. Bref, je l’ai mauvaise mais pas envie d’être médisant …

Ensuite, déménagement en urgence, passage devant une médiatrice pour récupérer le matériel qui avait été séquestré. Installation à 4km de là car les 3 enfants étaient tous scolarisés au même endroit et vu que c’était en pleine année scolaire, ma moitié et moi ne souhaitions pas les perturber encore plus.

Par contre, adieu le projet de culture, et bonjour galères financières avec retards de loyer, petits job en black, jobs déclarés avec un patron complètement parano… le tout pendant une bonne année. Comme les choses n’allaient pas en s’arrangeant, nous étions madame et moi prêts à abandonner notre installation cantalienne pour retourner en Belgique en ayant au moins la satisfaction de la tentative menée à son terme mais avec aussi l’amertume de l’échec…

… et là, enfin un espoir, un beau… un poste m’est proposé dans mon champ de compétence après un remplacement, à savoir l’animation et le secteur social et bim…un cdi temps plein est décroché fin mai 2012 alors que la mort dans l’âme nous étions prêts à quitter la France en juillet. Chance !!!!

Le travail se trouve à un peu plus d’une heure de route de la maison mais qu’importe il me faut ce job et franchement j’avais déjà connu pire. Mais comme l’hiver allait venir assez rapidement et que la route empruntée passait par un col à 1400m et un second à peine moins haut… il m’a été très vivement conseillé de me rapprocher. Et c’est ce qui fut fait en octobre ou novembre de la même année, amenant avec moi le grand qui commençait le collège. Comme vous est sagaces, vous aurez calculé que toute la petite troupe se retrouve une nouvelle fois sur les routes avec ses bagages pour la 3ème fois en 2 ans à peine. Ça, c’est lourd.

Mais c’est pour « la bonne cause », enfin la moins mauvaise de l’époque, car comme le boulot sera moins loin, on louera un petit quelque-chose, on y gagnera en carburant le 1/3 du loyer et au moins on se sentira un peu plus présent à notre vie de cantalous immigrés.

Une fois sur place, dans nos têtes d’adultes responsables (hem *sifflote*) de la troupe de fous furieux, traîne toujours une envie de vivre les choses autrement. Et c’est posément que nous affinons notre projet de vie en fonction des évènements de ces 2 dernières années. La conclusion ? Nous ne bougerons plus avant d’avoir trouvé notre « chez nous 5 » définitif.

Et comment sera ce « chez nous 5 » ? Grand, pour y accueillir du monde, avec du terrain pour les animaux et nos cultures, pas de voisins sous la fenêtre même si nous voulons pas un ermitage, avec de l’eau, pas cher car salaire unique et surtout, SURTOUT on veut un lieu de vie, un lieu à nous, avec de bonnes sensations.

Et devinez quoi ? … va falloir revenir pour lire la suite ^^